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| Justice : trois chefs d’État africains poursuivis en France pour "blanchiment" |
Françoise Desset, la doyenne des juges du pôle financier de Paris a décidé de poursuivre les présidents Bongo, Sassou Nguesso et Théodore Obiang pour "recel de détournement de fonds publics", "blanchiment", "abus de biens sociaux" et "abus de confiance".La justice française va enquêter sur les biens acquis en France par trois chefs d’Etat africains. Le juge Françoise Desset a en effet décidé d’instruire la plainte déposée notamment pour "blanchiment" par une association, Transparence internationale France. Les deux principales cibles de la plainte restent cependant le Président Bongo, au pouvoir depuis quarante ans, et le Président Sassou Nguesso, propriétaires de nombreux biens immobiliers de luxe, selon les plaignants.
Leurs familles sont également ciblées, liées entre elles par le mariage de Bongo avec Edith, fille de Denis Sassou Nguesso, décédée le 14 mars au Maroc. Pour le Président Bongo et sa famille, la plainte évoque la propriété d’un hôtel particulier et de quatre appartements, tous situés dans le très chic XVIe arrondissement de Paris. Le Président Sassou Nguesso possèderait un hôtel particulier de 700 m2, estimé entre 5 et 10 millions d’euros, dans les Yvelines, en région parisienne, et un appartement dans le cossu VIIe arrondissement de Paris. Plusieurs biens en région parisienne sont attribués à ses proches. Le 20 avril, le parquet de Paris s’était opposé à l’ouverture d’une information judiciaire sur les biens en France des présidents Omar Bongo (Gabon), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et Théodore Obiang (Guinée-Equatoriale). La juge d’instruction Françoise Desset a passé outre les réquisitions du parquet. Le parquet a cinq jours pour faire appel de cette décision qui devrait mettre à mal les relations diplomatiques entre ces trois Etats africains et la France. Un gabonais devenu célèbre En décembre, l’association Transparence International France et un ressortissant gabonais Grégory Ngbwa Mintsa devenu célèbre pour son courage, ont déposé une plainte contre X pour "recel de détournement de fonds publics", "blanchiment", "abus de biens sociaux" et "abus de confiance". La juge d’instruction a estimé que l’association avait un intérêt à agir en France, mais pas le ressortissant gabonais. Le parquet avait considéré au contraire que les deux plaignants n’avaient aucune qualité à agir en France et ne pouvaient se prévaloir d’aucun préjudice. Transparence International France "ne saurait (...) être directement et spécialement touchée par les faits, eux-mêmes peu circonscrits, qu’elle dénonce, en l’espèce les détournements de fonds publics de trois Etats africains", avait estimé le parquet dans ses réquisitions. Transparence International France et une autre association avaient déjà déposé deux plaintes simples, classées sans suite, au terme d’une enquête préliminaire qui avait donné un reflet à peu près exact du patrimoine détenus en France par ces présidents africains ou leurs proches. Une des fille du Président Bongo indexée De nombreux biens immobiliers sont ainsi détenus par ces chefs d’Etat ou par leurs familles, notamment dans les quartiers chics parisiens. L’enquête a également identifié leurs comptes bancaires, ou ceux de proches, ainsi que les nombreuses voitures de luxe -Aston Martin, Bugatti ou Mercedes- achetées parfois en espèces ou, comme pour l’une des filles du président Bongo, par chèque d’un avocat français et de la Paierie du Gabon en France. « Il n’y a aucun doute sur le fait que ce patrimoine n’a pu être constitué grâce aux seuls salaires et émoluments de ces chefs d’Etat au sujet desquels il existe de sérieuses présomptions de détournements de fonds publics », explique Transparence international France. Le président Bongo « conteste absolument les détournements qu’il aurait faits au préjudice de son pays », affirme l’un de ses avocats, Me Patrick Maisonneuve. Le parquet de Monaco a de son côté ordonné le 30 mars 2009 l’ouverture d’une enquête sur des comptes qui auraient été ouverts dans la principauté monégasque au nom d’Edith Bongo.
Source : L'international To create link towards this article on your website, copy and paste the text below in your page. Preview : ![]()
Justice : trois chefs d’État africains poursuivis en France pour "blanchiment" Françoise Desset, la doyenne des juges du pôle financier de Paris a décidé de poursuivre les présidents Bongo, Sassou Nguesso et Théodore Obiang pour "recel de détournement de fonds publics", "blanchiment", "abus de biens sociaux" et "abus de confiance". La justice française va enquêter sur les biens acquis en France par trois chefs d’Etat africains. Le juge Françoise Desset a en effet décidé d’instruire la plainte déposée notamment pour "blanchiment" par une association, Transparence internationale France. Les deux principales cibles de la plainte restent cependant le Président Bongo, au pouvoir depuis quarante ans, et le... © 2010 - CITE-U! Life cite-u.info. Since 2005
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